Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 23:41

 LE SOLEIL

Le Soleil est l'étoile du système solaire auquel appartient la Terre.

La distance moyenne entre la Terre et le Soleil, de 149 597 870 km, fut la définition originale Le Soleil fait partie d'un ensemble constitué de matière interstellaire et d'environ 200 milliards d'étoiles:notre

 Galaxie .

Il se situe à 15 pc du plan équatorial du disque, et est distant de 8 600 pc (environ 25 000 années lumière) du centre galactique.

de l'unité astronomique (u.a.).

 

Sommaire

 

     

 

 

 

 

1-Caractéristiques physiques

Le Soleil est une étoile naine évoluant sur la séquence principale, de type spectral G2, ce qui signifie qu'elle est légèrement plus chaude et plus brillante que la moyenne mais bien moins lumineuse qu'une géante rouge. Une étoile de type G2 reste sur la séquence principale pendant environ dix milliards d'années. L'âge du Soleil et du système solaire est estimé à environ cinq milliards d'années.

La brillance du Soleil augmente d'environ 7 % par milliard d'années écoulé.

Au centre du Soleil, des réactions de fusion nucléaire transforment l'hydrogène en hélium. L'énergie produite par ces réactions parvient jusqu'à la surface du Soleil qui émet des rayonnements électromagnétiques et un flux de particules : on nomme l'ensemble vent solaire.

L'énergie dégagée par le Soleil est de 382,6 YW ou 382,6×1024 W. Chaque seconde, 0,7×1012 kg d'hydrogène sont transformés en 0,695×1012 kg d'hélium, la perte de masse de 5×109 kg étant convertie en énergie, principalement sous la forme de rayonnements et de particules.

Un modèle du Soleil [2] permet d'estimer la température de son noyau à 15,43 millions de kelvins et la densité à 145 700 kg/m³. Cette partie active du noyau n?occupe toutefois qu?un centième de son volume total.

Dans certains modèles, le « feu nucléaire » s'éteint à 175 000 km du centre (quart du rayon) ; la température a déjà chuté de moitié et la densité n'est plus que de 20 000 kg/m³ (comparable à celle de l'or).

À une distance du centre égale au 3/4 du rayon, la densité n'est plus que de 200 kg/m³ et nous nous trouvons en lisière de la zone de convection. Sur ces 380 000 km, la température a chuté de 7 MK à environ 2 MK.

Pour finir, la température atteint 5780 K à la surface, où la densité n'est plus que de 10-4 kg/m³, près de dix mille fois inférieure à la densité de l'air (de la Terre) aux conditions normales de pression et de température.

La mesure du nombre de neutrinos reçus sur la Terre (ceux-ci sont produits dans le Soleil de façon quasi exclusive) n'est que le tiers de celui prédit par la théorie, ce qui a longtemps été inexpliqué. Récemment, il a été démontré que les neutrinos avaient une masse, extrêmement faible ; ainsi, une partie du flux de neutrinos émis par le soleil peut se transformer en d'autres variétés de neutrinos (non détectées) avant d'atteindre la Terre.

La structure et dynamique interne du Soleil peuvent-être étudiées en utilisant les techniques de l'héliosismologie.

2 - Structure

 

le noyau, où se développent les réactions thermonucléaires : au centre, la température est de 14 MK, et la pression de 150×109 atmosphères.

la zone radiative : de 7 à 2 MK.

La tachocline, couche intermédiaire.

la zone convective : de 2 MK à 6000 K.

la photosphère, surface visible du Soleil où apparaissent les granules et taches solaires.

la chromosphère, couche de gaz fortement ionisée (plasma) d'une épaisseur de 15 000 km environ.

la couronne, qui s'étend de 15 000 km à 1 ou 2 millions de km. Sa température atteint 1 000 000 K. Elle ne peut être convenablement observée que lors des éclipses totales de soleil, car son rayonnement est très faible comparé à ceux de la photosphère et de la chromosphère.

3 - Le système solaire

À lui seul, le soleil représente 99,8 % de la masse totale du système solaire, les 0,2 % restants incluant les planètes (surtout Jupiter), dont la Terre.

Rapport de la masse du Soleil aux masses des planètes

Mercure

6 023 600

Jupiter

00001 047,355

Vénus

00408 523,5

Saturne

00003 498,5

Terre et Lune

00328 900,5

Uranus

00022 869

Mars

3 098 710

Neptune

00019 314

 

Pluton

3 000 000

4 - Notes

1. Valeur maximale.
2. Cette distance n'est pas connue avec une grande précision en raison de la forte absorption interstellaire au centre du disque.

5 - Symbolisme

Le soleil est un symbole très puissant pour les hommes. Il occupe une place dominante dans chaque culture.

D'une façon générale, il est un principe masculin, actif. Bien que certains peuples nomades d'Asie centrale le considéraient comme un principe féminin (la mère soleil) ainsi que les Japonais, pour qui le Soleil est Dame Amaterasu, la dame soleil, épouse du seigneur Lune. Dans la mythologie nordique, les enfants de Mundilfari et Glaur sont Sol (déesse du Soleil) et Mani (dieu de la Lune), une idée que J. R. R. Tolkien a importé dans son ?uvre.

Souvent, le Soleil représente le pouvoir. Cet astre donne la vie. Si le Soleil venait à disparaître, ou même si ses rayons ne nous parvenaient plus, la vie s'éteindrait sur Terre, d'où le symbole de vie (donneur de vie).

Dans l'Égypte antique, (ou ) est le dieu-Soleil (il était l'un des dieux les plus importants, voire le plus important) et Akhénaton en fera son dieu unique sous le nom d'Aton. Dans le Panthéon grec c'est Apollon, fils de Zeus et du titan Léto. Citons aussi Hélios qui est la personnification du Soleil lui-même. Les Aztèques l'appelaient Huitzilopochtli, dieu du Soleil et de la guerre, le maître du monde. S'il n'est pas associé à un dieu, des gens l'ont associé à eux-mêmes comme le roi de France Louis XIV surnommé le Roi-Soleil (couronné de Dieu). La famille impériale japonaise se targue de descendre d'Amaterasu, déesse du Soleil.

En alchimie, le symbole du Soleil et de l'or est un cercle avec un point au centre : . Il représente l'intérieur avec tout ce qui gravite autour. En astronomie comme en astrologie, le symbole est le même.

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6 - Vior aussi

Photosphère

La photosphère est la couche de gaz qui constitue la surface visible du Soleil. Elle a une épaisseur de quelques centaines de kilomètres et une température de l'ordre de 6000

Par ELARCH - Publié dans : CONNAISSANCES
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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 02:59
•LA FEMME MAROCAINE•
•Introduction•
Restée pendant longtemps inchangée, la condition de la femme marocaine allait connaître une évolution rapide et profonde, touchant tous les aspects de sa vie, tant sur le plan socio-démographique, que sur les plans juridique, culturel et économique.
En effet, la femme marocaine, longtemps cantonnée dans l'exercice de ses responsabilités familiales qui se limitaient aux travaux ménagers et à l'éducation des enfants, a vu ses activités s'étendre progressivement aux domaines de production de biens et services extra-ménagers en occupant une place de plus en plus importante dans l'Administration, l'enseignement, la santé, les professions libérales, tout en jouant un rôle sans cesse grandissant dans le commerce et la production des secteurs de l'agriculture et de l'industrie.
Aujourd'hui, pratiquement aucun secteur socio-économique n'est plus fermé au travail de la femme. Bien mieux, dans plusieurs cas, la présence de la femme l'emporte largement sur celle de l'homme, notamment là où une plus grande dextérité, une propreté plus méticuleuse et une plus grande assiduité sont nécessaires, comme c'est le cas des industries du textile, de la confection, de l'électronique, de l'agro-alimentaire et de certains secteurs de l'artisanat (tapisserie, broderie...).
L'urbanisation accélérée et la scolarisation de plus en plus étendue constituent les principaux facteurs d'évolution qui ont contribué à améliorer la condition de la femme et à faciliter sa promotion dans les différents domaines de sa vie active.
En effet, dans les villes, la femme marocaine a connu une émancipation certaine, qui se manifeste essentiellement dans l'amélioration de son état sanitaire, la maîtrise de plus en plus effective de sa fécondité, l'allégement notoire des tâches ménagères et sa participation active au processus de production et d'une manière générale à celui de développement.
Désormais, il est de plus en plus admis que la femme accède à des fonctions publiques et privées d'importance. On la rencontre au niveau des services publics, exerçant des fonctions supérieures d'administration et de gestion, de même qu'elle commence à côtoyer l'homme dans les professions libérales et les activités privées de haut niveau, en particulier comme médecins, avocates, directrices d'entreprises...
Ceci étant, il convient toutefois d'admettre que ce processus de changements n'est encore qu'à ses débuts et, dans bien des cas, un long chemin reste à parcourir pour que la femme marocaine accède à une situation de plein épanouissement et de participation égale et équitable à celle de l'homme. Dans l'édification d'une société bien équilibrée dans ses diverses composantes, des contraintes de divers ordres restent à lever; en cette matière, certaines attitudes réticentes sont à réduire et certains comportements devraient être réformés pour convaincre tous, qu'une société ne peut valablement évoluer qu'en intégrant et en faisant avancer sur un même pied d'égalité, l'ensemble de ses composantes sociales et ressources humaines.
Cette évolution s'est accomplie, à bien des égards, d'une manière hâtive et incontrôlée, entraînant souvent des dysfonctionnements et des déséquilibres fâcheux, au détriment de la société, de la famille et de la femme elle-même.
Ce sont d'ailleurs ces situations qui alimentent des attitudes réticentes et des positions réservées à l'égard de ce type d'évolution.
C'est dans ce cadre qu'il convient de situer les développements qui vont suivre, et qui tentent, autant que faire se peut, d'analyser la situation de la femme marocaine, à la lumière des réalités qui sont siennes dans les différents domaines de sa vie sociale et économique.
•Un riche passé au féminin.•
Il est parfois des actes suprêmes déguisés en gestes infimes qui font basculer le temps.
Au Maroc, feu S.M. MOHAMED V avait chargé en 1947 la Princesse Lalla Aïcha de prononcer un discours officiel, le visage découvert. La puissance symbolique de cette décision, consacre l'entrée de la femme marocaine dans l'arène politique, une entrée sans voile dans un cénacle traditionnellement masculin. Le souverain marocain, à la fois Chef d'Etat et Commandeur des Croyants, affirmait ainsi sa volonté de faire des marocaines des citoyennes à part entière.
Dès le lendemain de son accession au trône, S.M. le Roi Hassan II a entouré de sa haute sollicitude la jeune fille marocaine.
Il confia, pour donner l'exemple, plusieurs missions à leurs Altesse Royales les Princesses:
Il nomma ainsi:
- S.A.R. La princesse Lalla Meriem présidente des services sociaux des forces armées royales et présidente de l'Association Marocaine d'Assistance à la Caisse des Nations Unies pour la Protection de l'Enfance (UNICEF).
- S.A.R. La Princesse Lalla Asmaâ présidente d'honneur de l'établissement Lalla Asmaâ des sourds muets.
- S.A.R. La Princesse Lalla Hasnaa présidente d'honneur de l'association des femmes fonctionnaires du secteur public et semi-public.
- S.A.R. Lalla Malika présidente du Croissant Rouge Marocain.
- S.A.R. Lalla Amina présidente de la ligue de la protection de l'enfance.
- S.A.R. Lalla Fatima Zohra El Azizia présidente de l'Union des Femmes Marocaines.
S.M. le Roi avait nommé, au lendemain de l'indépendance du Maroc, sa soeur la princesse Lalla Aïcha ambassadrice en Angleterre et en Italie. Grâce à cette sollicitude, la jeune fille marocaine a pu réaliser des exploits dans différents domaines:
- En sport, elle a obtenu plusieurs médailles d'or dans divers jeux mondiaux.
- Dans la navigation aérienne, elle a pu percer l'atmosphère et piloter elle-même l'avion quelle que soit son importance.
- Dans le domaine juridique, la femme est devenue magistrat à l'instar de son collègue masculin et elle statue comme lui dans les affaires pénales.
- Dans l'enseignement la femme, qui est considérée elle-même comme une école pour les générations montantes, a pu enseigner dans les universités et les facultés.
•Une femme dès l'origine... offre aux musulmans la première université•
La période d'islamisation-arabisation fut marquée par Fatima al-Fihria, qui construisit, au milieu du IXème siècle, l'Université Al-Quaraouiyine, considérée comme la plus ancienne université du monde. Al-Quaraouiyine dispensait, depuis le Moyen âge, un savoir religieux, littéraire et scientifique de haut niveau. La soeur de Fatima al-Fihria, Mériem, offrit quant à elle, la mosquée Al Andalous.
*•Grâce à Zineb al-Nefzaoui, l'Empire Almoravide est fondé•
Le passage du domaine politique marocain d'un Etat limité dans l'espace à un empire qui englobait les contrées comprises entre l'Andalousie et le Sénégal, a été marqué par une femme, la célèbre Zineb al-Nefzaoui, épouse de Youssef Ibn Tachfin, le vrai fondateur de l'Empire Almoravide. Les historiens s'accordent à reconnaître que c'est grâce à sa diplomatie, sa richesse, ses relations et ses conseils judicieux que Youssef a réussi à se maintenir au pouvoir.
•Une autre femme étonnante, Sayyda al-Horra: plus qu'un général•
Un autre tournant décisif dans l'histoire du pays: la chute de l'Andalousie et la naissance du mouvement Jihad a été marqué par la personnalité de as-Sayyda al-Horra, cette femme hors du commun qui réussit à gouverner tout le nord du pays à partir de Tétouan d'où elle dirigeait en même temps le mouvement du Jihad. Elle a combattu les Espagnols et les Portugais au point que le Sultan mérinide s'est vu obligé de contracter mariage avec elle pour consolider son trône chancelant.
•Dès le XVIII siècle, Khnata Bent Bakkar, première femme ministre•
Après la mort du Sultan Moulay Ismaïl en 1727, le pays a traversé l'une des crises les plus terribles de son histoire, puisqu'elle aura duré trente années. Khnata Bent Bakkar originaire du Sahara et épouse de Moulay Ismaïl, tenait déjà le rôle de ministre et secrétaire particulière de son mari! Après le décès de son époux, elle gouverna le pays pendant un quart de siècle et réussit à le faire sortir d'une situation désastreuse.
•La femme est la première à manifester contre le colonialisme•
L'histoire contemporaine du Maroc a été marquée par la participation en masse des femmes à la lutte contribuant ainsi grandement au devenir de leur pays. Elles se sont mobilisées pour arrêter la colonisation à Fès, au Moyen Atlas, à Saghrou, à Khémisset, au Sahara et partout ailleurs. Elles étaient présentes avec les hommes pour les pousser à la limite de la résistance. Leur participation a été déterminante aux côtés de Abdelkrim al-Khattabi, dans la guerre du Rif. Il suffit de rappeler que la première manifestation contre la colonisation fut une manifestation de femmes: cela se passait à Khémisset en 1913, le Maroc venait tout juste d'être colonisé!
•Une femme signe le Manifeste de l'Indépendance...•
En 1944, le Manifeste de l'Indépendance a été signé par Malika al-Fassi. Cette nationaliste acharnée et militante de première heure a joué un rôle primordial dans la conscientisation et l'encadrement des marocaines de l'après-guerre; elle était à la tête de la section féminine du Parti de l'Istiqlal depuis sa fondation en 1946.
•Les femmes au service de la Résistance•
La question féminine devient alors une affaire publique pour les nationalistes et la période de la résistance de 1952 à 1955 est jalonnée de témoignages sur les opérations menées par des femmes à Fez, Marrakech, Rabat, Salé, Khémisset et partout ailleurs. Du fait qu'elles pouvaient se déplacer aisément, elles ont pu transporter armes et munitions. Elles ont également joué le rôle de messagers. L'une des plus célèbres est sans conteste Khadija Zerktouni, soeur et bras droit du grand résistant Mohamed Zerktouni. Elles ont connu comme leurs frères les vexations, la prison et la torture. Après l'Indépendance beaucoup d'entre elles sont restées humblement dans l'ombre.
•Mais toujours présentes...•
Les marocaines ont toujours été présentes et ont réussi à marquer les périodes décisives de l'histoire de leurs pays. Leur mobilisation lors de la Marche Verte, en 1975 en est un exemple. Elles ont embrassé les causes nationales jusqu'au maximum de leurs limites et continueront, sans nul doute, à soutenir les courants qui vont dans le sens de l'histoire.
•LA MERE•
•Un modèle ancestral•
Le modèle auquel se réfère le concept de la femme au foyer est ancestral: celui de la mère et de l'épouse, claustrée ("hajba") et soumise, dans le cadre de l'idéologie patriarcale, à la volonté du père et de l'époux. Confinée dans l'espace du foyer, elle accomplit quotidiennement de multiples tâches et, dès sa prime enfance, son éducation vise d'ailleurs à la valoriser dans le travail et à créer les conditions de sa soumission. Ne distingue-t-on pas les filles de bonne famille "bentnass" ou "bentmardia" des autres!
•Véritable gardienne de la tradition•
La femme est la nourricière, l'éducatrice et a, de ce fait, une place prépondérante dans la société.
Elle perpétue la vie, soude l'identité et garde les traditions. Valorisée par le pouvoir social, elle n'est pourtant que seconde par rapport au mari, au père. Ce sentiment est actuellement contrebalancé par le désir d'affirmation de soi, dans des espaces jusque là masculins. Il passe également par la revendication, au sein du foyer, de l'égalité et du partage face aux tâches quotidiennes. Ces remises en cause des pouvoirs et des schémas établis sont la source de tensions et de drames au sein des familles.
*•Femme-partagée•
La prise de conscience par les femmes, de leur dignité, est allée de pair avec leur entrée dans la vie économique. Elle n'est certes pas générale. Des clivages séparent encore les citadines des femmes rurales.
A la campagne, et quel que soit le niveau social des familles, le modèle ancestral a peu évolué, aussi bien au niveau des rapports entre les hommes et les femmes qu'au niveau des schémas. Peu de femmes accèdent à l'école, facteur de changement.
•Où puise-t-elle sa force?•
La femme accomplit des tâches diverses et écrasantes. Elle est constamment sollicitée pour accomplir les tâches domestiques (cuisiner, laver, éduquer les enfants...), mais aussi des tâches diverses à l'extérieur des foyers, rendues difficiles par la précarité des moyens matériels et des techniques. Hormis les labours, réservés aux hommes, les femmes bêchent et binent les champs, transportent sur leur dos les récoltes, le bois, et accomplissent la corvée de l'eau... La femme est un pilier dans l'économie domestique, une force de travail méconnue, que les statistiques ignorent.
La femme citadine bénéfice de conditions meilleures. La scolarisation massive des filles au lendemain de l'Indépendance, l'accès pour certaines à l'université et à des fonctions élevées (médecins, enseignantes, avocates...) ou au travail salarié, a modelé les comportements et impulsé le changement malgré les résistances.
Pourtant, on ne saurait nier l'importance de l'apport du travail des femmes au niveau des foyers dans le rééquilibrage des revenus. Il n'en demeure pas moins le fait d'une minorité. On comprend pourquoi l'accès de la mère de famille au travail - même s'il constitue un fait massif dans les grands centres urbains - n'a pas remis en cause le modèle ancestral et n'a pas généré une redistribution des tâches au sein de la cellule familiale.
•Où va-t-elle?•
L'absence d'une dynamique de changement global, les ambiguïtés des femmes elles-mêmes, dans leurs attitudes par rapport aux valeurs ancestrales, sont source de tiraillements et de malaise. Comment allier alors deux modèles antagoniques, celui de la maîtresse de maison et celui d'une réussite sociale dans le travail professionnel?
Cela demeure un pari dont beaucoup de couples font les frais.
•Repère•
"Le taux de scolarisation de la petite-fille, surtout en milieu rural, reste particulièrement bas comparé à la moyenne nationale (66,9% en 1990), puisqu'il ne dépasse pas 36,7%."
•Repère•
"Dans 83% des localités rurales, l'approvisionnement en eau potable est assuré par les femmes et les enfants qui consacrent de deux à quatre heures par jour pour se procurer environ 80 litres."
•LES ARTS ... AU FEMININ PLURIEL•
Conjuguons à tous les temps ... les verbes de tout un héritage de métiers d'art et de savoir faire... au féminin pluriel:
Artisanat,
- Qu'elles brodent à Fès ou à Rabat, à l'ombre des patios et des riads, des arabesques et des calligraphies en soie ou en fil d'or;
- Qu'elles pétrissent la glaise du Rif, la modèlent en poterie ornée de signes millénaires inscrits par l'écume du flux ou du reflux de la Méditerranée;
- Qu'elles tissent les symboles de l'imaginaire collectif sur des métiers de haute et basse lisse, à la lisière des champs de l'Atlas;
- Qu'elles tatouent au henné les mains et les pieds ou le cuir tanné des coussins, des outres... des tentes sahariennes,
Elles laissent sur les objets nés de leurs mains leurs empreintes en guise de signature.
Arts populaires,
- Elles sèment en chantant, récoltent en cadence;
- Elles fêtent le grain, le point d'eau et les saisons;
- Elles expriment la joie collective... des fiançailles, des naissances et la récompense du labeur;
- Elles évoluent ... libres, corps drapés d'étoffes aux couleurs d'arc en ciel ou aux couleurs nocturnes qu'éclaire l'éclat des bijoux en argent... Corps parés de signes extérieurs de richesse de l'âme pour composer avec les hommes les danses Ahwash et Ahidous;
- Elles communiquent en chants, solistes ou en choeur, les quatrains "al aroubiat", les couplets, les izran et izli... en aïtates ou avec les percussions mystérieuses de la guédra... de la Méditerranée à l'Atlantique saharien, en communion avec le cosmique et l'humain, en rythme, en chant et en danse, à la fois expression et libération.
•ELLE, EST CULTURE•
Le nombre des femmes qui s'adonnent aux activités culturelles devient si important qu'il est impossible de citer des noms, de peur d'en avantager certaines et d'en léser d'autres. Il suffit de dire que l'éventail de la production littéraire et artistique des femmes devient de plus en plus vaste.
•Impliquée•
Ecrivains de talent, elles abordent tous les genres et tous les styles: romancières, poétesses ou journalistes, puisant leur inspiration dans le quotidien, l'historique, l'onirique, l'ésotérique ou le romantique; elles crient en toute liberté leur peine, leur douleur, leur joie, leurs fantasmes, avec beaucoup de sensibilité, d'habileté et une haute maîtrise de la langue qu'elles utilisent, maternelle soit-elle ou étrangère: leurs écrits font autorité et certaines de leurs oeuvres ont été consacrées par la critique et dotées de prix nationaux ou étrangers, et ont même fait l'objet de thèses dans les universités.
*•Polyvalente•
Pour la divulgation des connaissances et de l'information, des femmes journalistes ont créé des magazines politiques et féminins qui se révèlent être parmi les meilleurs. Des maisons d'édition ont également été fondées par des femmes, pour publier, avec courage et passion, aussi bien des études sociologiques, que des romans, ou des livres d'art, contribuant ainsi à la promotion du livre marocain.
"Les femmes arabes n'ont pas peur de la modernité parce que celle-ci est une occasion inespérée de construire autre chose que cette pesante tradition. Elles ont hâte, si hâte d'accoster sur ces nouveaux rivages où la liberté est possible. Des siècles durant, enfermées et masquées, elles l'ont chantée, mais personne n'écoutait. Mohammed al Fassi, un savant marocain a eu l'idée de recueillir quelques unes des chansons qui circulaient dans les harems de Fez des années 30. Beaucoup racontent des passions interdites, des rencontres nocturnes, des escapades folles, et certaines ridiculisent les serrures et les cadenas, d'autres chantent l'oiseau qui trahit, dès que l'occasion est offerte:
L'oiseau! l'oiseau (Tir! at-Tir) Je lui ai bâti une cage en soie (bnit lu chebak hrir) Et n'ai jamais pensé qu'il allait s'envoler (ma nwit ytir) Après s'être laissé apprivoiser (ba'd ma wel-lef)" Les femmes ne se sont jamais en fait laissées apprivoiser. Les hommes croyaient qu'on s'habituerait à l'enfermement. Elles attendaient leur heure, celle de la différence dans la dignité, celle de la participation et du dialogue, et elle est arrivée. "
Extraits de "la PEUR-MODERNITE" - Conflit Islam et Démocratie - Fatima Mernissi
Dans le domaine musical, nombreuses sont les femmes qui jouent de différents instruments de musique dans les orchestres traditionnels ou modernes, et on compte parmi les musiciennes une concertiste de piano de grand renom, lauréate de concours internationaux (Ghizlane Hamadi). Le chant semble être un domaine de prédilection pour la marocaine, et si le chant lyrique n'a pas encore donné de célébrité; dans la chanson moderne, par contre, de nombreuses belles voix se font connaître et apprécier, aussi bien au Maroc que dans le monde arabe.
Quant à l'expression corporelle, à côté des danses traditionnelles transmises de mère en fille, de très bonnes écoles de danse classique et de jazz ont ouvert leurs portes ces dernières décennies. Dirigées par des femmes chorégraphes de talent, elles initient les jeunes marocaines à l'art sacré de la danse et complètent leur formation en organisant des galas et des stages internationaux, où se produisent des danseurs et des chorégraphes mondialement connus.
Dans le domaine des arts plastiques, de nombreuses marocaines se sont emparées de pinceaux et de couleurs et se sont mises devant leur chevalet. Des expositions individuelles ou collectives organisées dans les galeries publiques ou privées (tenues elles-mêmes par les femmes) font connaître leurs oeuvres. Certaines voient leur talent reconnu au Maroc et à l'étranger et leurs tableaux acquis par les collectionneurs privés et les musées.
•...sur les planches•
Sur le plan de l'art dramatique, le Maroc compte d'excellentes comédiennes qui ont joué dans de nombreuses pièces. Une troupe théâtrale, très active, nouvellement créée, est dirigée par une actrice de talent, pleine de dynamisme.
•...à l'écran•
Dans le septième art, la marocaine est aussi présente. A côté d'interprètes notoires, de jeunes marocaines se sont lancées, seules ou en collaboration avec leurs collègues masculins, dans la production et la réalisation, et certains de leurs films ont été primés.
•...à la télévision•
Des réalisatrices de télévision animent également avec beaucoup de brio et de compétence des émissions politiques et culturelles, très suivies par le public.
*•BEAUTE TISSEE, PERLEE ET TATOUEE•
•Aux origines lointaines•
Dans une vaste aire géographique allant du Moyen-Atlas au coeur du Sahara, subsistent encore de nos jours des costumes féminins dont l'origine remonte au temps des Romains. A voir la grande variété de ces costumes, on a du mal à croire qu'ils sont pratiquement tous des variantes d'une même technique vestimentaire très simple, qui tient à la fois du chiton grec et du péplum romain: celle du drapé. Il s'agit d'une longue étoffe - environ 4, 50m x 1,40 m -, "izar" enroulée puis maintenue à la taille par une ceinture et ramenée ensuite sur les épaules pour y être fixée par des fibules.
•Artisane au grand art•
Excellentes tisserandes, les femmes berbères tissaient elles-mêmes leur "izar" de cotonnade ou de laine, ainsi que leur "hendira", une sorte de petite couverture en laine leur servant de manteau et qui constitue une pièce capitale du vêtement berbère. Les décors, la longueur et la façon de porter la "hendira" varient d'une tribu à l'autre et permettent ainsi l'identification de l'appartenance tribale de celle qui la porte.
*•Du beau, de la tête aux pieds•
Le tatouage, la coiffure, les bijoux, la ceinture, les chaussures, présentent une grande variété d'une région à l'autre. Mais, sous l'invasion galopante des modes de vie à l'occidentale et des matières premières industrialisées (tissus et couleurs synthétiques, perles et bijoux en plastique...), le costume régional et rural perd de son authenticité pour devenir, de plus en plus, simple accoutrement folklorique à exhiber devant les touristes. En or ou en argent, citadins, ruraux ou saharaouis, les bijoux marocains sont d'une grande variété. De la fibule à la ceinture à la variété d'apparat, en passant par le diadème, la gamme laisse apparaître de délicats filigranes et ciselures ornés de rubis, d'émeraudes ou d'autres émaux.
Moins varié que le costume des femmes rurales, le costume traditionnel des citadines se caractérise par la sobriété de l'habit d'extérieur (haïk et djellaba) et par la grande richesse de l'habit d'intérieur (caftans et gandouras )
•Du haïk: à la djellaba•
A la différence de la femme rurale, surtout berbère du Haut et Moyen Atlas et de la femme saharienne, qui ne se voile pas le visage, la citadine marocaine, elle, ne pouvait sortir dans la rue, au début des années 50 du moins, sans être drapée du "haïk", grande pièce de laine ou de coton d'environ cinq mètres sur un mètre soixante, qui dissimule les formes du corps et voile les traits du visage.
•Transformation•
Tous les "hiyaks" des citadines marocaines sont blancs, sauf celui de Taroudant qui est noir, mais, depuis l'indépendance du pays en 1956, et l'accès de plus en plus fréquent des marocaines à la vie active, on a vu disparaître des grandes villes le "haïk" trop encombrant au profit de la "djellaba". Habit masculin à l'origine, la "djellaba" est un habit long, de coupe droite avec un capuchon tenu serré sur la tête par des épingles et un "litham", une petite pièce de tissu léger utilisée pour voiler le visage. Adoptée au lendemain de l'indépendance comme habit de voyage, la "djellaba" a vite fait de devenir l'habit d'extérieur de la majorité des citadines.
•Sur variation ...•
Tout comme les autres constituants du costume de la citadine, la "djellaba " a subi durant les quatre dernières décennies des variations importantes. Si elle garde la même structure d'ensemble, elle a perdu, sauf chez les femmes conservatrices ou d'un certain âge, la rigueur de coupe et la sobriété des couleurs de ses débuts.
•Dans le ton...•
Les tissus en lainage, plus ou moins grossier et aux couleurs ternes, sont remplacés désormais par des tissus soyeux aux coloris les plus variés et souvent rehaussés de riches broderies. Les "djellabas" féminines d'aujourd'hui exaltent plus la féminité qu'elles ne l'estompent.
•Influence•
Resté longtemps immuable, le costume des citadines se plie depuis l'intensification des échanges avec l'étranger, au 19ème siècle, au phénomène de mode. C'est le cas du "qaftane". D'inspiration turque ou même chinoise, le "qaftane" est resté, jusqu'à nos jours, le vêtement d'intérieur de base de la marocaine. Coupé dans des velours, des soieries ou des brocarts, il est souvent richement brodé au fil d'or, d'argent ou de soie.
•Jadis... de Fès à Tétouan•
Autrefois, seules les femmes riches pouvaient s'offrir les précieuses étoffes brodées d'or créées à Fès et à Tétouan, ou les somptueuses soieries importées de Lyon. Mais, depuis les années 30 et avec l'invasion des soieries artificielles importées et locales, la plus modeste des marocaines peut se tailler de très beaux "qaftane" à des prix modiques.
•Mode, oui... tradition aussi•
Malgré toutes les variations qu'il peut subir sous l'influence de la vie moderne, l'habit traditionnel constitue la garde-robe de base des femmes marocaines, toutes classes confondues. Il suffit d'assister à un mariage, ou à une quelconque festivité religieuse et autre, pour se rendre compte à quel point les marocaines et les marocains restent fidèles à leurs plus belles traditions.
*•NAWAL MOUTAWAKIL, ET LES AUTRES...•
La femme et le sport: une équation peu ambiguë, car si dans ce domaine une certaine évolution a été remarquée depuis 1984, cela ne veut pas dire pour autant que grâce au sport la femme marocaine a trouvé un moyen d'émancipation: bien des difficultés subsistent. Si l'on se réfère au sport de maintien, celui que les femmes pratiquent pour se maintenir en forme ou pour la retrouver, il est indéniable que ce sport là fait d'innombrables adeptes. Par contre, l'autre sport, celui que l'on appelle sport d'élite, n'a pas réussi à faire beaucoup de disciples de par ses exigences, certes, mais aussi en raison du manque des structures adéquates, et d'un problème de mentalité souvent difficile à combattre. Aucune détection n'est effectuée au niveau des établissements scolaires, aucune sensibilisation au niveau de l'inscription dans les clubs n'est entreprise et de ce fait, à l'exception de quelques individualités, les résultats sont peu encourageants, car qui dit sport d'élite dit prospection, encadrement et entraînement continu.
Face à toutes ces difficultés, il faut certes une volonté de fer pour tenter
d'arriver sur un podium. Pourtant, certaines ont essayé et y ont réussi.
•Portraits de championnes•
Fatima El Fakir fut la première femme marocaine médaillée: c'était en 1979 à Dakar (Sénégal), où elle fut consacrée championne d'Afrique sur 400 m haies. Ancienne record woman d'Afrique sur 100 m haies, ancienne record woman du Maroc, du Maghreb et du Monde arabe, sur toutes les distances de sprint haies et relais, ancienne championne du Maroc et du Maghreb sur toutes les épreuves de sprint, haies et relais, cette femme est aujourd'hui directrice de la Formation Supérieure en Sport à l'Institut de la Formation des Cadres. C'est elle qui fut à l'origine d'une formidable expérience: elle créa, en effet, en 1984, des écoles pilotes à Rabat (au Complexe Moulay Rachid) où 690 enfants de quatre ans et demi à quatorze ans venaient pratiquer tous les sports: athlétisme; gymnastique, handball, judo, haltérophilie, boxe, football, volley-ball, basket-ball, rugby et même... le football féminin.
Nawal Moutawakil fut, quant à elle, la première femme arabe, musulmane et africaine à remporter une médaille d'or aux Jeux Olympiques dans un sport individuel. Cela se passait à Los Angeles en 1984 où elle remporta le 400 m haies. Cet événement historique, n'est certes, pas passé inaperçu dans de nombreux pays du Tiers-Monde, notamment arabes et africains, et encore moins au Maroc où le nom de Nawal Moutawakil jaillit encore dans de nombreuses discussions. Plus qu'un symbole, elle incarne la victoire et la réussite féminines.
•LA FEMME MAROCAINE A LA CONQUETE DE SES DROITS•
•A la veille du troisième millénaire•
Le voile (hijab) a cessé d'être aujourd'hui au Maroc un phénomène sociologique significatif. Ignoré des femmes rurales, méconnu dans les groupes nomades et rejeté par la jeune génération, il tombe en désuétude même parmi les citadines qui en avaient fait, paradoxalement, l'un des signes du mode de vie urbain, voire un facteur de valorisation du statut social féminin.
Aujourd'hui, la société civile a compris que le retard de la femme peut être une cause majeure du retard de toute une société, et qu'un pays souffre d'arriération parce que le génie féminin y est tenu à l'écart.
Une lecture féminine de la prestigieuse civilisation arabo-islamique situe son déclin dans l'incapacité des responsables politiques et religieux à bâtir des institutions stables dans des sociétés distributrices de droits garantis, selon des lois bien établies, pour les hommes et les femmes. Le déclin est la sanction de la frilosité et de l'intolérance; il accompagne la fin de l'Ijtihad ou de l'esprit critique; il s'aggrave à mesure que se poursuit l'évolution planétaire.
A la veille du troisième millénaire, la femme marocaine, jalouse de son identité culturelle et respectueuse des enseignements religieux, souhaite résolument négocier cet optimum d'ouverture qui lui permette de renouer avec ce riche passé au féminin où l'affirmation de soi et le consensus social faisaient bon ménage.
Pour permettre à la femme marocaine d'améliorer sa condition et de participer efficacement à l'activité économique, politique et sociale du pays, une association de l'union des femmes marocaines fût créée le 6 Mai 1969 sur l'initiative de Sa Majesté le Roi Hassan II. La présidente d'honneur de cette association est son Altesse Royale Lalla Aïcha. Sa présidente en exercice est S.A.R. Lalla Fatima Zohra.
Le but assigné à cette association consiste à apporter assistance à la femme marocaine dans tous les domaines aux fins de faciliter son intégration dans les activités considérées jusqu'à un certain temps comme étant l'apanage de l'homme.
Pour cette fin, l'association organise des campagnes de vulgarisation et d'information auprès des femmes relevant des différentes couches sociales. De même, elle encourage toute recherche sur la condition de la femme marocaine en général.
L'objectif de l'association a pour finalité l'éducation de la femme en vue de la préparer à assumer sa responsabilité en tant que citoyenne d'abord, puis en tant que mère, qu'éducatrice et qu'élément pouvant accomplir les mêmes tâches que celles assumées par l'homme dans les différents domaines.
Lorsque les premiers fruits des efforts de l'Association de l'Union des Femmes Marocaines furent cueillis et lorsque le nombre des femmes employées dans les secteurs public et semi-public eut atteint une proportion importante, une autre association fut créée pour se consacrer aux problèmes des femmes fonctionnaires.
*Il s'agit de la "Ligue Nationale des Femmes Fonctionnaires des Secteurs Public et Semi-Public" qui a comme présidente d'honneur son Altesse Royale Lalla Hasna.
Cette ligue créée le 14 Avril 1980 est une organisation non gouvernementale, apolitique, et à but non lucratif. Elle est régie par le Dahir du 15 Novembre 1958 sur les libertés publiques.
Son but consiste à:
- Faire connaître et mettre en relief le rôle de la femme dans l'Administration;
- Oeuvrer pour une plus grande participation féminine aux affaires publiques, et aux fonctions de responsabilité;
- Faciliter l'accès des femmes aux centres de décisions;
- Leur faire prendre conscience des droits et obligations que leur confèrent, non seulement la Constitution et le Statut Général de la Fonction Publique, mais également un grand nombre de textes législatifs et réglementaires qui régissent la vie publique;
- Assister les femmes fonctionnaires des cadres moyens et subalternes dans leurs efforts de promotion interne, et les aider à élever leur niveau culturel, social et administratif;
- Combattre l'interne administrative des femmes pour enrayer l'immobilisme qui frappe leur carrière;
- Sortir les femmes du réseau d'habitudes et de réflexes qu'elles acquièrent dès leur plus tendre enfance qui font d'elles les prisonnières de leur condition de "femme";
- Convaincre tous ceux qui sont encore réticents, familles, pouvoirs publics, extrémistes de tous bords, que l'émancipation de la femme est une des conditions fondamentales du développement durable de notre pays et de sa démocratisation;
- Et, d'une manière générale, faire entendre la voix de la femme, l'aider à affirmer sa personnalité, et à trouver l'équilibre nécessaire entre les courants modernistes et nos valeurs et principes religieux d'une part, et les meilleures de nos traditions culturelles et populaires, d'autre part;
- Créer enfin et préserver le modèle national spécifique de la femme marocaine.
Activités:
Conférences, Séminaires, Colloques, Cours de formation continue, stages au Maroc et à l'étranger, participation aux conférences et rencontres nationales et internationales sur la femme, la famille, la société, éditions, voyages d'études....
Ces deux organisations féminines ont conjugué parallèlement à d'autres organisations féminines leur efforts pour décrocher une révision en leur faveur, du statut personnel qui avait eu lieu en 1993.
•ELLE, ET LA VIE ACTIVE•
•Développement et analphabétisme•
L'activité féminine a vu décliner l'analphabétisme depuis 1986. Cette évolution est liée aux progrès de l'instruction réalisés depuis l'Indépendance. Elle a conduit à une relative sur qualification de l'activité féminine par rapport à l'activité masculine. En 1988, les femmes diplômées du supérieur dépassaient, en proportion, les hommes.
De plus en plus de femmes accèdent à la maîtrise et même à l'encadrement supérieur, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. Toutefois, et c'est là où le bât blesse, la femme rurale n'a pas bénéficié, au même rythme, de ce progrès, et elle restait en 1991 analphabète à 87%!
Cet état a une incidence importante sur sa situation de femme active et détermine aussi, de manière sensible, son comportement démographique.
•Actives en ville...•
Dans les années 80, les femmes marocaines ont investi l'espace économique, en s'impliquant de plus en plus dans l'emploi urbain. Elles sont présentes dans toutes les branches d'activités: l'industrie, les services sociaux, l'enseignement, les services domestiques, mais elles sont aussi de plus en plus nombreuses à la tête d'entreprises.
En 1990, ces femmes actives représentaient plus du quart de la population active urbaine.
Jeunes, elles sont à plus de 30% âgées de moins de 25 ans et à plus de 25% âgées de moins de 44 ans. Leur participation à la vie active a eu tendance à faire évoluer les mentalités. Elles se sont imposées à côté des hommes par leurs compétences et ainsi les inégalités se sont atténuées.
"Le pays où la femme n'est pas un agent actif ressemble à un corps paralysé dont on ne peut rien attendre de constructif" S.M. Mohamed V
Beaucoup de femmes choisissent de s'aventurer dans des carrières réservées jusqu'alors aux hommes: pilotes de ligne, journalistes, écrivains, chercheurs... Ce choix est souvent dicté par un souci d'indépendance financière ou d'épanouissement psychologique. Cependant, l'essentiel de la population active féminine est concentré dans des emplois de service, de bureau et d'enseignement.
•...et à la campagne•
Dans le monde rural, la femme est aussi très laborieuse puisqu'elle représente près de la moitié de la population active rurale.
Que ce soit dans l'agriculture ou dans l'industrie, elle est en majorité aide familiale tandis que le salariat est essentiellement composé d'ouvrières saisonnières ou temporaires. Le développement d'un secteur informel est une donnée importante de l'activité féminine: la femme y a recours, comme remède au chômage dont elle est la première victime.
•La Marocaine ... débardeur dans les années 20!•
Les citadines se sont mises à travailler dès les années 1920, dans des secteurs récemment créés comme les conserveries de poisson ou les manufactures de tapis. Dans le années 1928-1929, années de pénurie conjoncturelle de main-d'oeuvre, on en vint même à utiliser des femmes comme manoeuvre dans les chantiers du bâtiment ou comme débardeurs sur les quais du port de Casablanca.
*•Repère•
"Le chômage touche relativement plus les femmes que les hommes, respectivement 20,4% et 14,2%".
•Repère•
"Le taux de fécondité des femmes non scolarisées est le double de celui des scolarisées. A la ville: 3,2 enfants par femme contre 5,9 à la campagne".
•Repère•
"Représentant plus de 26% des actifs urbains totaux, le nombre de femmes actives urbaines s'élevait en 1990, à plus d'un million. Cette contribution remarquable des citadines à la vie économique, fait de la femme marocaine une des plus actives du monde arabe, voire du monde musulman."
L'activité des femmes, et le profit qui en résulte pour leur promotion interpelle tous les vrais démocrates.
Selon l'Annuaire du Tiers-Monde, les femmes qui constituent la moitié d
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 02:50
 
 
Chronologie du Maroc
 
Les Berbères, premiers habitants connus du Maroc, n'ont été que superficiellement touchés par les conquêtes carthaginoises (Vème siècle avant JC) puis romaines (IIème siècle avant JC), dont
l'influence s'exerce peu au-delà des villes. Certains vestiges demeurent toutefois, tels les ruines de Lixus ou Volubilis.
Les Arabes, et avec eux l'Islam, s'implantent au Maroc à la fin du VIIème siècle, avant de traverser le détroit de Gibraltar et de prendre pied en Europe. L'Espagne musulmane (AI Andalous) et le Maroc vivent en symbiose durant huit siècles, partageant la même civilisation et parfois le même pouvoir politique.
Plusieurs dynasties se succèdent alors à la tête du maroc. La première, celle des Idrissides, est fondée par un descendant d'Ali et de Fatima (fille du prophète) qui, accueilli par une tribu berbère de Volubilis après sa fuite de La Mecque, contribue fortement à l'arabisation du Maroc. Il fonde en 809 la ville de Fès.
La dynastie Almoravide, conduite par des guerriers berbères, religieux et puritains (de rite malékite), originaires du Sud marocain, est plus durable. Youssef ben Tachfine fonde Marrakech au XIème siècle et devient le « Commandeur des Croyants », titre que les rois du Maroc continuent de porter jusqu'à aujourd'hui. Il étend son royaume jusqu'à la Lybie et à la moitié de l'Espagne, entament deux siècles d'or pour la civilisation hispano-mauresque.
En 1147, Abd el Moumen fonde la dynastie des Almohades et règne, avec le titre de Calife, sur l'ensemble de l'Occident arabe. Lorsque les Mérinides s'emparent de Fès en 1248, l'Espagne arabe se réduit, sous la poussée chrétienne, à l'Andalousie. Le XIVème siècle voit l'apogée de Fès, qui décline au XVème siècle.
La chute de Grenade en 1492 et les menaces espagnole et portugaise sur le littoral marocain (prise de Ceuta), suscitent une réaction politique et religieuse et l'émergence de la dynastie saadienne, venue, comme la plupart de ses devancières, du Sud marocain. Marrakech devient au XVIème siècle la capitale du royaume. Pourtant, la civilisation marocaine entame un déclin durable.
Les Alaouites, famille à laquelle appartient l'actuel souverain du Maroc, accèdent au trône dans la seconde moitié du XVIIème siècle. La capitale est transférée à Fès et un temps à Meknés.
 
 
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